Les coulisses de la précision : nouvelles éditions TOP Rando 25 en Corse

Un territoire qui évolue… donc des cartes qui doivent suivre

Derrière chaque nouvelle édition de carte IGN, une réalité simple : le territoire évolue en permanence. Nouvelles routes, sentiers modifiés, urbanisation, transformations paysagères… C’est pourquoi les TOP Rando 25 sont rééditées en moyenne tous les 6 à 10 ans, avec une fréquence accrue pour les zones touristiques ou en forte mutation.

Une nouvelle édition n’est jamais une simple réimpression, mais une mise à jour en profondeur. Pour vous offrir une expérience fidèle, l'IGN a mené en 2025 une vaste campagne de collecte terrain : évolution des chemins, vérifications sur place et échanges avec les acteurs locaux… rien n’a été laissé au hasard pour garantir la précision de vos itinéraires

Adobe stock © Maksym

Des données ultra-précises collectées en continu

Les cartes IGN sont le fruit d'une synergie entre des prises de vues aériennes, capturées par une flotte de quatre avions, et le travail minutieux des agents collecteurs sur le terrain.

Ils parcourent en permanence le territoire pour vérifier l'état réel des routes et des sentiers et pour ajouter ce qui ne peut être vu sur les photos aériennes (sentiers balisés en sous-bois, limites de communes, toponymes…).

Ces vérifications permettent de compléter et d’enrichir la base de données initiale (comme la BD TOPO®). Ces informations fiabilisées servent ensuite de fondement à la rédaction cartographique, où des dessinateurs interviennent pour garantir une lisibilité optimale.

Le résultat : une cartographie d’une grande fiabilité, indispensable pour explorer le territoire en toute sécurité.

Le rôle clé des cartographes 

Une fois les données collectées, tout n’est pas automatique. C’est là qu’intervient le travail souvent méconnu des cartographes.

Leur mission :

  • collecter et vérifier des informations sur le terrain
  • sélectionner l’information utile (tout ne peut pas être affiché)
  • hiérarchiser (routes principales vs chemins, etc.)
  • rendre la carte lisible et esthétique

Même à l’ère du numérique, une carte IGN reste en partie un travail à la fois scientifique, technique… et profondément humain.

C’est cette étape qui fait la différence entre une base de données brute
et une carte réellement exploitable sur le terrain.

© IGN 

© Guillaume Le Berre

Un travail de terrain en lien avec les acteurs locaux

Un travail de vérification et de collaboration sur le terrain pour garantir des cartes fiables, à jour et adaptées aux usages réels.

Les équipes échangent régulièrement avec de nombreux partenaires locaux :

  • gestionnaires de sentiers et acteurs du plein air
  • offices de tourisme, collectivités et communes
  • services de secours comme le SDIS

Ces échanges permettent de confirmer l’état réel des sentiers, l’accessibilité des itinéraires, ou encore l’usage des bâtiments et infrastructures.