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Découvrez l’exposition « La carte de France de Cassini, une encyclopédie du territoire », du 14 octobre 2026 au 1er février 2027 au musée des Archives nationales. En savoir plus.

Découvrez le patrimoine photographique de l’IGN

Merci à toutes les personnes qui ont participé à notre webinaire consacré à la lecture des cartes topographiques IGN ! Vous trouverez ci-dessous les réponses aux principales questions posées pendant la session.

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Moments clés du webinaire


Cartes et photographies historiques


Pourquoi les cartes de Cassini ont-elles été réalisées au 1/86 000e ?

adoptée correspondait à une ligne pour 100 toises, soit une échelle d’environ 1/86 000e.

Quels types d’appareils photographiques l’IGN utilise-t-il pour réaliser ses prises de vues aériennes ?

La dernière caméra conçue, fabriquée et entretenue par l’IGN était l’IGN Cam V2. Elle permettait d’acquérir des images selon plusieurs canaux : panchromatique, rouge, vert, bleu et infrarouge.

Aujourd’hui, l’IGN réalise ses couvertures photographiques aériennes avec des caméras du constructeur Vexcel.

Peut-on retrouver l’histoire des avions utilisés par l’IGN pour la photographie aérienne ?

Oui. Certains avions utilisés par l’IGN ont une histoire remarquable. C’est notamment le cas du B-17 « Pink Lady », un ancien avion militaire reconverti en avion photographique.

Pour en savoir plus, consultez l’article consacré au Pink Lady sur IGN.fr : « The “Pink Lady”, l’histoire fabuleuse d’un B17 reconverti en avion photographe ».

Les photographies aériennes et « Remonter le temps »


Peut-on connaître l’année de prise de vue d’une photographie aérienne ?

Oui. Les photographies aériennes sont accompagnées de métadonnées indiquant leur date de prise de vue.

Sur le site Remonter le temps, il est possible de retrouver les différents clichés disponibles ainsi que leurs dates de prise de vue.

Pourquoi certaines périodes sont-elles absentes de « Remonter le temps », notamment entre 1965 et 2000 ?

La mise à disposition des photographies historiques nécessite un important travail de numérisation des fonds photographiques.

L’IGN travaille actuellement à la numérisation de ces fonds, mais aucune date précise n’est annoncée pour la mise en ligne de l’ensemble des photographies manquantes.

Des photographies couvrant cette période sont néanmoins disponibles dans l’onglet « Téléchargement ».

Pourquoi les photographies aériennes sont-elles difficiles à exploiter pour suivre l’évolution des glaciers ?

Les glaciers et les zones enneigées présentent une particularité : leur surface très claire peut entraîner une saturation des capteurs photographiques. On dit alors que le pixel est « cramé » : l’information enregistrée par le capteur devient difficile, voire impossible, à exploiter.

La délimitation des zones blanches reste toutefois exploitable pour suivre l’évolution de la surface des glaciers.

En revanche, les zones enneigées sont particulièrement difficiles à traiter par corrélation d’images. Cette technique permet de retrouver un même point du terrain sur plusieurs photographies et de produire des modèles 3D à partir d’images stéréoscopiques. Or, lorsque la surface est uniforme, comme sur la neige ou l’eau, il devient difficile d’identifier précisément les mêmes points d’une image à l’autre.

Pour ce type d’usage, les données Lidar constituent aujourd’hui une source d’information complémentaire particulièrement intéressante.

Comment l’IGN produit-il et interprète-t-il les photographies ?


La vision stéréoscopique est-elle toujours utilisée avec les photographies numériques ?

Oui. La vision stéréoscopique est toujours utilisée pour la photo-interprétation à partir de clichés numériques.

Elle permet notamment de percevoir le relief et de produire des modèles 3D à partir de plusieurs images d’un même territoire.

Les photographies aériennes sont-elles les seules images utilisées par l’IGN ?

Non. Les photographies aériennes sont complétées par d’autres sources d’images.

L’IGN utilise notamment des images satellitaires. Certains projets font également appel à des photographies prises depuis le sol, comme Panoramax.

L’IGN utilise-t-il l’intelligence artificielle et les images satellites ?

Oui. L’IGN utilise aujourd’hui l’imagerie satellitaire et l’intelligence artificielle dans plusieurs de ses activités.

Ces technologies viennent notamment compléter les données issues de la photographie aérienne et permettent de développer de nouveaux usages de l’information géographique.

Sites sensibles et diffusion des données


Comment les sites sensibles, notamment militaires, sont-ils traités sur les cartes et photographies de l’IGN ?

Certains sites sensibles font l’objet de mesures de protection et de restrictions de diffusion, conformément à la réglementation en vigueur.

Depuis quand les sites sensibles sont-ils floutés dans les données historiques ?

Les règles de diffusion ont récemment évolué. Depuis juin 2026, le floutage est systématique sur l’emprise des ZICAD, conformément au dernier arrêté en vigueur.

Cette évolution concerne également les données historiques.

Pour en savoir plus, consulter l’arrêté publié au Journal officiel.

Le Lidar : données et usages


Les nuages de points Lidar de l’IGN sont-ils accessibles au public ?

Oui. Les nuages de points Lidar HD sont accessibles gratuitement depuis le catalogue de données de cartes.gouv.fr.

Peut-on télécharger les données Lidar et comment les exploiter ?

Oui. Les données Lidar sont accessibles depuis le catalogue de données de cartes.gouv.fr.

Elles peuvent notamment être utilisées pour produire différents modèles du territoire : modèles numériques de terrain, modèles numériques de surface, modèles de hauteur, mais aussi pour réaliser des représentations et des modélisations 3D.

Les possibilités d’exploitation sont très nombreuses et dépendent des besoins et des données utilisées.

À quoi servent les données Lidar ?

Les données Lidar permettent d’obtenir une représentation très précise du relief et des objets présents sur le territoire.

Elles peuvent notamment servir à produire des modèles du terrain, de la surface ou de la hauteur, ainsi qu'à réaliser des modélisations 3D.

Historiquement, les premières données Lidar produites par l’IGN ont notamment été utilisées à la demande de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) pour contribuer à la réalisation et à la mise à jour des plans de prévention du risque inondation (PPRI).

Le Lidar est également largement utilisé aujourd’hui dans le domaine de la forêt. Les acquisitions réalisées en hiver permettent notamment de mieux caractériser le sol sous la végétation, tandis que les données acquises en été permettent d’étudier la canopée et de suivre l’évolution des massifs forestiers.

Quels logiciels permettent d’exploiter les données Lidar ?

Plusieurs solutions existent, y compris des logiciels libres.

QGIS permet notamment de visualiser les données Lidar et d’effectuer certains traitements. CloudCompare est également un logiciel libre spécialisé dans la visualisation et la manipulation des nuages de points.

Il est également possible d'utiliser Python et différentes bibliothèques dédiées au traitement des nuages de points.

D’autres solutions professionnelles existent, comme TerraScan, FME ou ArcGIS, avec des fonctionnalités plus avancées selon les besoins.

En savoir plus sur le programme Lidar IGN.

Cartes IGN, cartes.gouv.fr et données disponibles


Les cartes OACI sont-elles disponibles dans l’application Cartes IGN ?

Non. Les cartes OACI ne sont actuellement pas disponibles dans l’application mobile Cartes IGN.

Elles sont en revanche accessibles sur cartes.gouv.fr, dans la rubrique « Explorer les cartes ».

Peut-on signaler une erreur ou une information incorrecte dans Cartes IGN ?

Oui. La fonctionnalité « Signaler » permet de transmettre à l’IGN une erreur ou un oubli.

Pour signaler une information concernant un bâtiment :

  1. faites un appui long sur le bâtiment concerné ;
  2. une fenêtre d’information s’ouvre ;
  3. cliquez sur « Signaler » ;
  4. votre signalement est transmis aux services de l’IGN.

Les services cartographiques dans les autres pays


Existe-t-il des services cartographiques comparables à ceux de l’IGN dans les autres pays européens ?

Oui. De nombreux pays disposent de services publics produisant et diffusant de l’information géographique.

C’est notamment le cas de la Suisse, de la Norvège, du Danemark, de la Suède, de la Finlande ou encore de l’Allemagne, avec lesquels l’IGN échange régulièrement.

L’organisation de l’information géographique varie cependant selon les pays : certains disposent d’un institut national dédié, tandis que dans d’autres, les responsabilités sont réparties entre plusieurs organismes ou peuvent être rattachées à d’autres administrations.

Pour aller plus loin


Où retrouver le replay du webinaire ?

Le replay du webinaire est disponible sur la page « Les replays loisirs et culture » de la Boutique IGN.

Où en savoir plus sur le patrimoine photographique de l’IGN ?

Pour prolonger cette découverte, retrouvez sur IGN.fr l’article « Patrimoine photo : quand l’IGN raconte la France vue du ciel ».

Il revient sur l’histoire de la couverture photographique aérienne du territoire français et sur le patrimoine photographique conservé par l’IGN.

Peut-on conserver chez soi une photographie aérienne ou une carte historique de l’IGN ?

Oui. Le service Poster personnalisé permet de créer un poster personnalisé à partir de différentes cartes historiques et photographies aériennes de l’IGN.

Choisissez un lieu qui vous est cher et personnalisez votre poster pour garder une trace de l’évolution d’un territoire, retrouver un paysage du passé ou simplement afficher chez vous une carte qui raconte une histoire.